Une récente étude menée en 2024 en collaboration avec le Programme d’Appui à l’Union pour la Résilience et la Sécurité (PURS) dresse un constat alarmant sur la vulnérabilité des ménages réfugiés installés dans le nord du Togo. L’enquête, conduite auprès de 1 090 ménages réfugiés répartis dans les préfectures de Cinkassé, Oti-Sud et Tône, met en lumière une faible capacité d’autosuffisance dans presque tous les domaines évalués. Plus de 51 204 réfugiés sont recensés au Togo en février 2025. Majoritairement burkinabès, ils fuient l’insécurité dans leur pays.
Les résultats de l’étude révèlent que les réfugiés vivant dans ces zones rurales dépendent largement de l’aide humanitaire pour subvenir à leurs besoins essentiels. L’indice d’autosuffisance (SRI) souligne une forte précarité économique et financière, avec des scores particulièrement bas dans les dimensions liées à la disponibilité d’une épargne (1,27), à la capacité de payer les loyers (1,27) et à l’accès à un emploi (2,09). Ces chiffres traduisent une situation où la majorité des réfugiés peinent à générer des revenus stables, les contraignant à s’endetter pour faire face aux besoins de base.
Outre la faiblesse économique, les réfugiés rencontrent de grandes difficultés d’accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation ou le logement. L’étude montre une dépendance structurelle à l’assistance humanitaire (indice 2,85), ce qui rend ces ménages extrêmement vulnérables aux fluctuations des aides internationales. L’endettement moyen (3,0) témoigne également d’un recours constant à des stratégies de survie à court terme, souvent au détriment de leur stabilité future.








